| | D'où vient-il ?
On extrait le cannabis d'une plante: le cannabis sativa ou chanvre indien. Pendant longtemps, cette plante poussait surtout en Asie et en Amérique du Sud. Depuis quelques années, l'Amérique du Nord, la Hollande, la Suisse et d'autres pays en cultivent et en exportent aussi.
Les effets du cannabis proviennent avant tout du Delta 9 tétrahydrocannabinol (THC). Le cannabis actuel contient beaucoup plus de THC qu'il y a 20 ans. Un taux élevé de THC peut avoir des effets très puissants sur notre organisme.
Il met aussi en danger notre santé d'esprit Les résidus de THC s'accumulent dans les tissus graisseux du corps. De là, ils risquent de provoquer des flash-back (réactivation de la substance avec effets psychiques, même sans consommation récente).
Ces résidus emmagasinés peuvent donc continuer à causer des effets indésirables et des accidents (qui ne figurent pas dans les statistiques...) De plus, le THC agit sur le cerveau, le foie, les poumons, la rate, etc. | |
| | | |
| |
| |
| L'herbe (marijuana)
Source : L'herbe (la forme la plus courante de cannabis) provient des feuilles et des fleurs de la plante séchée.
Aspect : Elle ressemble aux herbes aromatiques de cuisine. De couleur marron verdâtre, elle dégage une odeur végétale agréable.
Consommation : Se fume telle quelle ou mélangée à du tabac sous forme de cigarettes roulées à la main (appelées "joints", "cônes" ou "pétards"). Certains utilisent des pipes appelées shilom afin de rafraîchir la fumée (ce qui augmente les effets du THC et peut provoquer des hallucinations et affecter les facultés mentales).
Autre dénomination : Chanvre, marie-Jeanne, kif, ganja, gazon, zonga, foin, pot, etc.
La résine (haschich)
Source : Sève comprimée, tirée des feuilles et de la tige du cannabis.
Aspect : Tablettes, bâtonnets, barrettes ou boulettes. Sa couleur va du marron pâle et doré à presque noir. La résine est parfois dure et friable comme du charbon. Elle peut aussi être molle et élastique comme de la réglisse.
Consommation : Se fume comme l'herbe.
Autre dénomination : H, hasch.shit, kif, afghan, etc.
L'huile
Source : Résine dissoute puis évaporée.
Aspect : S'achète en général en fiole de verre. Sa couleur varie du vert au noir. Elle dégage une forte odeur de végétaux en décomposition.
Consommation : On chauffe la fiole pour que l'huile devienne plus liquide. Puis on en mélange quelques gouttes au tabac.
Autre dénomination : Diesel. |
| | | | | |
Marijuana |
| | Vraiment ?
Les gens qui veulent libéraliser le cannabis disent que les dangers de cette substance ne sont pas prouvés. Ils espèrent ainsi qu'on en déduise que le H est inoffensif. Pourtant l'attitude scientifique internationale peut se résumer comme suit:
1. les dégâts possibles liés à la consommation du cannabis sont, sans exception, effrayants, 2. en cas de consommation régulière, les effets psychologiques et physiques sont graves, voire irréparables. Il est donc insensé de prétendre que "si ce n'est pas prouvé, ça n'est pas dangereux". |
| |
| | L'exemple du tabac l'illustre bien. Il a fallu cinquante ans et des milliers de recherches scientifiques pour déterminer sa nocivité. Alors seulement on a pu établir la relation directe entre la fumée du tabac et le cancer, les problèmes cardiaques et d'autres maladies. Mais avant qu'on aboutisse à ces conclusions, est-ce que le tabac était moins dangereux ? Pourtant, durant toutes ces années de recherches, on glorifiait la cigarette.
Et 60 millions de personnes sont mortes des effets de la fumée dans les pays industrialisés... On veut nous faire croire que le cannabis est inofensif ? Il faut alors ignorer les leçons de l'histoire et négliger les caractéristiques chimiques de ce produit. Les consommateurs de H et les gens favorables aux drogues avancent des arguments qui les arrangent. C'est normal. Mais cela n'annule pas pour autant les dangers du cannabis que constatent 99 % des experts internationaux. |
| | | |
| |
| |
| Cannabis et cerveau
Le cannabis agit fortement sur le cerveau. Il y provoque des réactions chimiques incontrôlées. Des tests cliniques ont été effectués en donnant du cannabis à des singes Rhésus. Ils ont révélé des lésions très importantes dans toutes les parties du cerveau. On ne peut pas toujours transposer sur l'homme les études conduites sur les animaux. Mais souvenons-nous qu'on a trouvé de nombreux remèdes en transposant les maladies humaines sur les bêtes. Cela fait partie des procédures courantes de la médecine actuelle. Cannabis et défauts génétiques
Le cannabis est l'une des rares drogues qui, lors de consommation régulière, perturbe la division des cellules et endommage les chromosomes. Le cannabis et le système immunitaire
Le système immunitaire est une sorte d'armée. Elle lutte contre les corps étrangers (maladies, virus, bactéries, cellules cancéreuses, etc.) qui pénètrent dans notre organisme. Normalement, ce système de défense peut disposer de milliers de soldats (en divisant très vite des cellules) pour encercler et détruire un virus par exemple.
La présence continue de THC dans le corps diminue la capacité de division des cellules. Aussi, au lieu de disposer de 1000 soldats, le système immunitaire doit se contenter de 500. Voilà pourquoi les consommateurs chroniques de cannabis sont en général plus souvent malades que les non-consommateurs. S'ils arrêtent de fumer des joints, leurs handicaps disparaissent.
Telle est l'observation des ex-consommateurs. |
| | | | | |
|
| | Pour quelques effets sympathiques
Pour quelques effets sympathiques (détente, trouver tout hilarant, oser faire certaines choses, etc.), beaucoup de défauts : ¤ Diminution de la motivation (en particulier chez les consommateurs réguliers) ¤ Baisse des sentiments, insensibilisation ¤ Dérèglements de la vie professionnelle, familiale et des rapports sociaux ¤ Dépendance psychologique (on croit qu'il nous faut un pétard pour pouvoir faire certaines choses) ¤ Anxiété et insomnie (chez les grands fumeurs) ¤ Crises de panique et de paranoïa ¤ Hallucinations désagréables ¤ Incapacité de parler et de bouger ¤ Problèmes d'étude: diminution de la capacité à apprendre, à comprendre et à mémoriser les informations ¤ Changement de la personnalité et de l'humeur Apathie, somnolence ¤ Atteinte des nerfs, risques de schizophrénie, de paranoïa et de psychose ¤ Fausse lucidité de la pensée, destruction de la conscience ¤ Confusion mentale: perturbation de l'enregistrement des perceptions ¤ Augmentation du sentiment de déprime et du renfermement sur soi-même si la consommation a lieu pendant un moment de cafard. | |
| |
| Troubles physiques
¤ Accumulation des toxiques dans les tissus graisseux, le cerveau, les glandes sexuelles ¤ Diminution de la résistance aux maladies courantes (grippe, bronchite, etc.) ¤ Troubles de la croissance ¤ Augmentation du nombre de cellules anormalement constituées ¤ Douleurs dans le dos, les jambes, le thorax, le ventre et la tête (pour un fumeur de joint de longue date) ¤ Destruction rapide des fibres des poumons et lésions (blessures) au cerveau (qui pourraient être permanentes) ¤ Cancers possibles de la gorge et des poumons (deux joints équivalent en goudron à 10 cigarettes) ¤ Diminution des hormones sexuelles mâles, production de sperme anormal ¤ Cycles menstruels sans ovulation. |
| | | |
|
| | Comme toutes les drogues, le cannabis est, à la base, un poison (poison : toute substance capable de troubler gravement ou d'interrompre les fonctions d'un organisme). Du point de vue médical, être drogué, c'est être victime d'un empoisonnement Les poisons endommagent ou détruisent la santé. Le cannabis n'y échappe pas. Il agit comme tous les poisons, sauf qu'à la longue, il détruit non seulement le corps mais aussi l'esprit, la personnalité et la motivation.
Le fait que le cannabis soit un produit " naturel " ne le rend pas inoffensif pour autant D'ailleurs, de nombreuses drogues sont " naturelles " comme la belladone, le datura et le peyotl. On extrait la cocaïne des feuilles de l'arbre à coca, buisson sud-américain. L'opium provient de la sève des graines de pavot. |
| |
| Ces plantes tuent ou rendent fou. Un poison est un poison Le mot " naturel " n'est pas toujours une preuve de qualité et d'absence de danger. Une simple piqûre de guêpe (pourtant "naturelle") suffit à nous en convaincre. Fumer des joints, c'est appartenir à une contre-culture, avoir une façon d'être qui marginalise.
Jean-Pierre, ex-toxicomane. |
| |
| Les dangers ...
Consommer du cannabis multiplie par 2,5 la fréquence des accidents de la route. Le mélange d'alcool et de cannabis multiplie ce risque par 4,8.! Entre 4 et 24 heures après avoir consommé du cannabis, les conducteurs sont moins aptes à :
¤ Respecter les signaux routiers ¤ Réagir correctement aux situations d'urgence ¤ Effectuer des tâches complexes ¤ Eviter les obstacles ¤ Disposer d'un temps de réaction court ¤ Maîtriser leur véhicule ¤ Adopter une vitesse appropriée (on risque de circuler à 60 km/h sur une autoroute, par exemple) ¤ Percevoir visuellement (estimer les distances, la taille réelle des objets) La marine américaine a effectué des expériences sur des simulateurs de vol. Vingt-quatre heures après avoir fumé une seule cigarette de haschisch, des pilotes brevetés ont commis de graves erreurs de pilotage. Aucun n'était capable d'aligner l'avion sur la piste d'atterrissage. L'un d'eux a même atterri cinq mètres en dehors. Pourtant, tous se déclaraient en pleine forme! Le haschisch est dangereux pour celui qui le fume comme pour son entourage. |
| |
| Le cannabis engendre des risques importants:
1. Le cannabis et les autres stupéfiants empêchent de faire face aux problèmes et de les résoudre. Ces produits provoquent des sensations non-désirées que l'on tente ensuite de régler avec davantage de drogue. Mais une fois que l'effet du stupéfiant a disparu, ce que l'on tentait d'éliminer est plus présent qu'avant. C'est alors que l'on augmente la dose ou que l'on passe à d'autres drogues.
2. Les stupéfiants peuvent donner la sensation artificielle d'être "éclaté". Mais après cela, il est beaucoup plus difficile d'éprouver de la joie ou de "s'éclater" sans drogue. Le cannabis n'y fait pas exception.
3. A la longue, le cannabis détruit toute chronologie dans le psychisme. Les perceptions s'enregistrent de façon floue et incorrecte dans le temps. On a de la peine à se souvenir. Comme le dit un expert en stupéfiants : " C'est le drame avec les drogues : on en consomme afin de résoudre quelque chose de douloureux. Mais au lieu de régler la situation, on embrouille son mental, alors que c'est le seul moyen dont on dispose pour résoudre le problème."
4. Les drogues comme le cannabis détruisent la créativité, la conscience, les buts et le moteur de la vie. | |
| | | |
|
| | | Le cannabis ne conduit pas directement à l'héroïne ou à la cocaïne. Mais le chemin d'accès à ces drogues passe presque toujours par le joint En général, si l'on ne touche pas au cannabis, on ne touchera pas non plus aux drogues qui rendent dépendant Le saut de la cigarette ou de l'alcool à la cocaïne ou à l'héroïne est rarissime (i %, selon une enquête nationale américaine). Le potentiel de dépendance physique du cannabis est assez faible. Mais son potentiel de dépendance psychique est très souvent sous-estime. L'étude américaine précitée conclut que 73 % des fumeurs de marijuana ont consommé ensuite de la cocaïne et 23% de l'héroïne. |
| |
| | Légaliser le cannabis constituerait une erreur historique | |
| "Accorder au cannabis le même statut qu'au tabac ou à l'alcool constituerait une erreur historique. Alors que les dégâts causés par l'alcool et le tabac sont bien connus, il serait malavisé d'imposer, par une substance aussi dangereuse que le cannabis, une nouvelle charge Là lai santé publique."' Rapport annuel de l'Organe International de Contrôle des Stupéfiants, février 2002 |
| |
| | On le sait, le poète Charles Baudelaire a fumé du cannabis. Certains de ses textes vantent les vertus de ce produit. Mais ces quelques poèmes sont comme l'arbre qui cache la forêt. En effet, par la suite, Baudelaire a compris la nocivité de cette drogue et des autres stupéfiants. Son livre "Les paradis artificiels" annule tout ce qu'il a pu écrire sur le cannabis auparavant. Quelques extraits: "Je me jure à moi-même de prendre désormais les règles suivantes pour règles éternelles de ma vie : [...] obéir aux principes de la plus stricte sobriété, dont le premier est la suppression de tous les excitants, quels qu'ils soient. "7 "Jamais un Etat raisonnable ne pourrait subsister avec l'usage du haschisch. [...] S'il existait un gouvernement qui eût intérêt à corrompre ses gouvernés, il n'aurait qu'à encourager l'usage du haschisch."9 "Le haschisch annihile la volonté; il est une arme pour le suicide; [...] il est fait pour les misérables et les oisifs. Le haschisch est inutile et dangereux."8 " [...] le haschisch est [...] beaucoup plus véhément que l'opium, beaucoup plus ennemi de la vie régulière, en un mot beaucoup plus troublant J'ignore si dix années d'intoxication par le haschisch amèneront des désastres égaux à ceux causés par dix années de régime d'opium ; je dis que [...] le haschisch a des résultats plus funestes. " [Avec le haschisch,] " la volonté surtout est attaquée, de toutes les facultés la plus précieuse."
Le cannabis et les difficultés à étudier
Le cannabis s'attaque à la motivation. C'est l'un des premiers signes que les parents et les enseignants peuvent observer chez un jeune. Une consommation régulière risque de faire chuter l'intérêt pour un sport ou pour un loisir. Il plonge le consommateur dans l'apathie et ne lui donne plus envie de rien. De plus, le cannabis crée un " brouillard mental " qui perturbe la capacité à apprendre et à comprendre. Les gros consommateurs de cannabis ont des troubles de la mémoire et de 'attention. Ces problèmes persistent même après la période d'intoxication. Plus la consommation dure dans le temps, plus leur faculté de compréhension diminue.
D'autre part, une étude" montre que les consommateurs de longue durée présentent des troubles : de la mémoire (ils enregistrent 2,5 fois moins de mots que les nouveaux consommateurs et que les non-consommateurs) de l'apprentissage de rapidité d'exécution de tâches de l'attention Le cannabis met en péril l'équilibre physique et psychique de l'adolescent. Il menace aussi sa capacité à réussir ses études, donc sa vie. |
| |
| | Diminution de la capacité de concentration. |
| | Consommateurs de longue durée 13.7 % Consommateurs de court terme 5,9% Non consommateurs 0 % |
| | | | | |
|
| | | ¤ Un grand nombre d'études pharmacologiques sur le cannabis datent des années 1970-1980. Or, à l'époque, un joint moyen contenait 10 mg de THC. A force de croisements de plantes, cette quantité atteint de nos jours entre 60 et 150 mg. (Imaginez qu'un verre de vin soit 6315 fois plus alcoolisé aujourd'hui qu'hier...) Cette seule augmentation de THC explique peut-être pourquoi des jeunes manifestent des troubles schizophréniques après avoir fumé des joints. Et pourquoi certains ados atterrissent en asile psychiatrique après un premier pétard. ¤ Un consommateur de haschisch risque 10 fois plus de devenir cocaïnomane ou héroïnomane qu'un fumeur de cigarettes d'attraper un cancer du poumon.' ¤ Une future maman qui consomme du cannabis en fait "profiter" son bébé : ¤ retards de croissance (poids de naissance inférieur d'environ 100 g) ¤ diminution de la puissance des pleurs ¤ altération du sommeil ¤ augmentation de l'impulsivité ¤ malformations congénitales possibles. " II n'y a pas d'arguments [...] pour un usage élargi du cannabis dans le traitement de la douleur", concluent les auteurs d'un article scientifique paru dans le British médical Journal du 7 juillet 2001. Cette étude résume l'analyse de 30 ans de presse médicale internationale sur l'usage pharmacologique du cannabis. "La majorité des études relatent des effets secondaires multiples et variés : vertiges, désorientation, perte de mémoire, délire verbal, tout particulièrement aux doses les plus élevées. Mais même à plus faibles doses, les effets désagréables restent plus importants qu'avec la codéine. " |
| Le cannabis ne tue pas ?
Les amateurs de H affirment que cette substance ne tue pas. Dans ce cas, la cigarette non plus ! En effet, les gros fumeurs de cigarette ne meurent pas de surdoses de nicotine. Ils meurent à cause des dégâts provoqués par leur consommation de longue durée. Combien de victimes du cannabis se cachent dans les statistiques mondiales des décès dus à des cancers du poumon, des infarctus, des accidents de la route et des suicides? Personne ne le sait.
Le cannabis est une vraie drogue
A forte dose ou à long terme, toute drogue tue. Il ne viendrait l'idée à personne de dire qu'une grenade explosive est une arme "douce" pour distinguer ses effets des ravages d'une bombe. La drogue c'est la drogue, la mort c'est la mort. Nous avons vu les effets physiques, psychiques, sociaux (démotivation, retrait, etc.) et les modifications de la personnalité qu'entraîné la consommation de cannabis. De ce fait, l'appellation de " drogue douce " est trompeuse.
Mort avec les drogues ou en vie sans les drogues. Il n'y a pas d'autre choix. Les drogues volent à la vie tous les sentiments de joie qui font qu'elle vaut la peine d'être vécue. Ron Hubbard, - philosophe américain, fondateur de Narconon, centre de réhabilitation des toxicomanes.
Le vrai sens des mots
Les défenseurs du cannabis prétendent que dans certaines civilisations, on consommait cette drogue tous les jours sans problème. Ils ignorent sans doute le sens de certains mots...
Amok : En Malaisie, le cannabis rendait fou les fumeurs. On appelait leur fureur " amok ", ce qui veut dire "démon du meurtre"... Assassin : L'origine du mot assassin vient de l'arabe haschischin. Cela signifie mangeur de haschisch... (Les haschischins étaient les membres cruels d'un clan musulman. Cette drogue "volait leur conscience". Les mangeurs de haschisch pouvaient alors commettre des crimes sans remords.) Gan-Zigun-nu : Dans la civilisation assyrienne (4000 ans avant Jésus-Christ), on appelait le cannabis Gan-zigun-nu : "la drogue qui emmène l'esprit".
Fumer des joints dewient monotone. A la longue, cela ne crée plus assez d'effet. Voilà pourquoi 93 % des héroïnomanes ont commencé par le hasch. Michel, ex-toxicomane |
| | | |
 |
| | | Alcool | Cannabis | |
|
| | Une seule substance chimique (éthanol). |
| |
| Les effets de l'éthanol sont connus. |
| |
| L'alcool est présent dans le corps humain. |
| |
| Le corps humain élimine l'alcool à raison de 10-15 ml par heure (autrement dit, après deux heures, il ne reste plus rien de l'alcool à 10% contenu dans un verre de vin de 2 dl). |
| |
| La plupart des gens boivent de petites quantités d'alcool sans chercher à s'enivrer. |
| L'alcool a certaines vertus médicales. |
| | |
| |
| | Quatre cents composants chimiques. Lorsqu'on les fume, ils se transforment en 2000 autres substances. Le processus d'élimination en génère encore des centaines d'autres |
| |
| La plupart des substances présentes dans un joint n'ont pas fait l'objet d'études... |
| |
| Le THC est une substance étrangère au corps humain. |
| |
| Les effets d'un pétard durent entre 4 et 24 heures (la moitié de la durée de vie du THC dans l'organisme varie entre 20 et 35 heures). Certains résidus s'accumulent dans les tissus graisseux du corps et y restent pendant des mois. Ils risquent ainsi de se "réveiller" (flash-back) et d'influencer le consommateur qui se sentira alors drogué.
|
| |
| La plupart des gens consomment du cannabis pour " se péter ".
|
| |
| Les plus récentes études discréditent les vertus médicales du cannabis. Cette substance entraîne toujours d'importants effets secondaires. On ignore à ce jour les conséquences réelles des autres composants chimiques du cannabis sur la santé. |
| | |
| |
| Cette comparaison ne signifie pas que l'alcool est une " bonne drogue " et le cannabis une " mauvaise ". L'alcool tue énormément et doit être consommé avec grande modération. On observe en revanche qu'en fumant un pétard par jour, le consommateur reste sans cesse sous l'effet des résidus de THC. Il représente donc un danger pour lui-même comme pour son entourage (au volant ou lorsqu'il manipule un engin dangereux, etc.) " Une enquête menée en France rapporte que 36% des sujets schizophrènes hospitalisés sont ou ont été dépendants du cannabis", d'après la synthèse de l'expertise collective de l'INSERM publiée le 22.11.01. | |
| | Tentatives de suicide |
| Abuseurs de Cannabis -> 25,8% Population générale -> 6,5% | |
| Quelques ravages à considérer...
Il y a à peine 100 ans, de nombreux pays autorisaient la vente libre de l'opium et de la morphine. Résultat: catastrophe généralisée. C'est pourquoi, en 1912,13 nations ont signé la convention antidrogue (touchant surtout l'opium). En 1925, lors de la Conférence sur l'opium, tous les délégués des pays consommateurs de cannabis ont demandé de considérer le H comme une drogue dangereuse. Trente-six ans plus tard, les 74 délégués des pays de l'ONU ont renouvelé ce vote. Ils savaient combien le cannabis est dangereux pour le corps, l'esprit et la société. La plupart des pays du monde ont signé cet accord sans hésiter. Bien sûr, quelques gouvernements ont baissé les bras devant la drogue ou en autorisent la possession de petites quantités. Mais dans l'ensemble, l'attitude internationale face à ce fléau est un non catégorique. Et pour de bonnes raisons que l'histoire nous enseigne : | |
| |
| XVe Siècle: Le haschisch se consomme librement dans le monde arabe. La société tolère puis abuse de cette drogue déjà notoire à l'époque. Il en résulte: chute de toutes les valeurs morales et finalement de l'ordre social. Cent ans plus tard, on interdisait la consommation du cannabis (ou de ses dérivés) qui avait presque détruit la civilisation. XVIIIe Siècle: Napoléon débarque en Egypte. Les ravages du cannabis (et de ses dérivés) l'impressionnent beaucoup. Il en interdit toute consommation à ses soldats, sous peine de 3 mois de prison. 1822: Le Maroc et la Tunisie autorisent la vente d'un mélange de tabac et de haschisch (le kif). Il s'ensuit une telle déconfiture sociale que ces pays doivent en interdire la vente dans les années 1950. 1924: Le haschisch cause 30 à 60 % des cas de folie en Egypte. 1975: L'Alaska légalise la consommation personnelle de cannabis. Une étude publiée en 1989 montre que dans cet Etat, 45% des élèves de classe terminale en consomment, soit 3 fois plus que ceux du reste des USA. La consommation de cocaïne était également montée en flèche! Suite à un vote populaire en 1991, on punit à nouveau la consommation du cannabis. L'Italie accepte la possession personnelle de petites quantités de substances psychotropes à des fins thérapeutiques jusqu'en 1990. Comme ailleurs, c'est une catastrophe: le nombre de décès, crimes et toxicomanes explosent pendant cette période. 1983: L'Espagne autorise le libre usage des drogues. Il s'ensuit une terrible augmentation de la toxicomanie et de la criminalité dans le pays. Depuis, l'Espagne est revenue sur cette décision.
Interrogez d'anciens toxicomanes. L'écrasante majorité d'entre eux vous dira : " La vente libre du haschisch ou du cannabis est de la folie! On en serait mort. " |
| | | | | | |
| |