| Quand on prend le temps de lire les témoignages publiés, on peut remarquer que les principaux effets négatifs du hasch cités se résument principalement aux banalités que la nouvelle génération 15-24 ans a quotidiennement l'habitude d'entendre par tout les moyens de prévention imaginable. Seulement elle n'est en aucun cas réceptive à ces messages, au contraire cela ne fait qu'accentuer son sentiment de révolte contre le gouvernement qui "s'obstine à interdire quelque chose de naturel", laissez moi rire...
Aujourd'hui j'ai 18, à mon actif 7 ans de défonce, si on fait un calcul rapide, mon entrée au collège fut le point de départ de ma longue descente. Et c'est là qu'il faut mettre en avant le fait que durant cette période qu'on appel l'adolescence, nous ne sommes qu'au départ une forme indistincte et l'on va chercher à devenir quelque chose de concret. Mais pour y arriver on ne fait que calquer ce que l'ont peut voir autour de nous, que ce soit dans les films à gros budget, les jeux vidéos, mais essentiellement autour de nous. A 11 ans je fréquentais des personnes agé de 15 à 16 ans, le décalage semble risible mais durant cette période elle est fortement marqué. Alors j'ai voulut grandir trop vite, complètement inconscient, jeune, on veut montrer que même si on est le jeunot on tient mieux que les grands.
Voilà notre belle jeunesse, plus de la moitié de cette fameuse jeunesse prend plaisir à se vanter de leurs exploits en matière de défonce, "moi j'ai bu ça, ça, ça et ça" " ah oué ? tapette moi j'ai fumer 12gr et une bouteille de whisky", je caricature et encore... Alors à 12 ans je me lance, première expérience avec de l'alcool fort dés 12h, première fois que je goûte la fameuse vodka, première fois que je m'écroule à la cantine de mon collège et me réveil à l'hôpital. Déjà initié aux hasch, fumeur novice, fréquentation de merde je m'enfonce mais je m'en rend toujours pas compte. 14 ans fumeur initié, je fume des pipes à eau, fait des soirées tout les week end, me réveillant souvent avec un sacré mal de bide, de crâne et tout ce qui s'ensuit. C'est le début de ma consommmation quotidienne de hasch, tout les gens que je fréquente en fume, on à l'impression d'être relié par ça. Et voilà notre gros problème, notre génération est une génération de paumé, on nous fait rêver avec de belle émissions qui font sortir de l'ombre des gens comme nous, en nous rappelant au passage que notre vie reste morne et monotone, alors comme tout paumé qui se respecte on choisit de se droguer sa donne un style, sa ouvre au contact, sa permet de rencontrer des gens, comme si le fait de fumer était la seul preuve d'une solidarité foireuse entre une jeunesse qui se cherche. En tout cas on fume, on s'éclate, les soirées inoubliables entre pote qui nous font sourire, les week ends qu'on prend plaisir à raconter aux autre le lundi en se foutant de la gueule de celui qu'a gerber ou taper un blanc. Durant les vacances qui précèdais mon entrée au lycée, j'ai passé les 2 mois avec comme à mon habitude des gens largement plus âgés, et encore une fois ma petite personne influençable s'est laissé initié à la plus belle merde qui puisse exister en matière de défonce au hasch : le bang. Alors biensur je connaissais déjà, c'est d'ailleurs avec un pareil instrument que j'ai gouté pour la première fois au hasch à l'age de 11 ans. Mais c'était pour moi trop radical, seulement je le repeterais sans cesse, on ne fait que calquer ce qu'on voit quotidiennement et surtout en regardant ce que font nos fréquentations.
Alors à 15 ans, mon arrivée au lycée fut fracassante. Premier amour avec une fille qui se défonçait autant que moi, on hérite d'un ice bang de 40cm, et c'est la que le vrai cercle vicieux, la dépendance qui prend le contrôle. Et pourtant je ne me rendais toujours pas compte de ma chute. Je passe 2 ans et demi à tirer une moyenne de 20 douilles par jour. A 16 ans mon quotidien se résume à peu prés à ça, 7h40 : levé, pas de petit déjeuner, 2 douilles, 10h : récréation 1 douille, 12h-14h : cantine si on à le temps, moyenne de 4 à 6 douilles, 16h : fin des cours 6 douilles minimum jusque au coucher, minimum... C'était durant cette période que j'ai le plus abusé avec ça. 17 ans, rupture avec mon premier amour,c'est moi qui casse, et pourtant je suis aussi cassé qu'elle, l'habitude du couple qui s'installe.
Sentant que j'avais vraiment abusé avec la fume, je me rabat sur l'alcool, à un point que je deviens alcoolique, la cuite quotidienne, la surenchère dans la connerie, je tiens de mieux en mieux, je peux boire une bouteille de whisky à moi seul et je tiens encore la route. Mais si je bois comme ça ce n'est pas par pur hasard, une sale habitude qui s'est accentué dans un moment de faiblesse. Pour ne pas penser au mal que j'ai pu faire à certaine personne, je bois, rassuré par tout les chanteurs alcoolique qui prônent l'ivresse comme mode de vie, "bah quoi j'suis pas alcoolique écoute un tel il le fait bien lui et personne lui dit rien". Mais je commence à changer, je ne bois même plus pour un plaisir même pour me détendre, tout mes verres sont avalé cul sec, je tiens une bouteille de whisky, des litres de bière fortes en une soirée mais j'attrape l'alcool mauvais, Alors je fous la merde à toute les soirées où je vais, sans me souvenir de quoi que ce soit le lendemain, je commence sérieusement à m'enfoncer, la plupart de mes connaissance me considère comme un alcoolique, me rejette, et me font comprendre que je suis en train de partir de plus en plus dans un grand n'importe quoi. Sur l'instant je ne comprend pas, je ne veux pas comprendre, je me voile la face, je termine ma course avec un alcoolo qui pourrait être mon père, mon camarade de défonce, le seul qui ne me dis rien parce qu'il est pire que moi, mais petit à petit quelque chose qui se réveil. Je prend conscience de tout ce que j'explique depuis le début. Je viens d'avoir 18 ans, j'ai travailler sur ma dépendance à l'alcool, j'en ai parler, je l'assume mais ce n'est pas fini.
Toujours dépendant au hasch, une journée sans cette merde me semble insurmontable, pourtant mon discours semble être celui de quelqu'un qui à comprit, qui aurait plutôt tendance à conseiller un minimum cette jeunesse perdu. Pourtant je ne suis que le reflet de cette jeunesse, une jeunesse désabusé qui n'a plus de repère, plus de vrai valeurs. Je suis tout comme cette jeunesse un jeune influençable qui voulait sortir du lot mais qui, au final, ne fait rien de bien original. On commence tous par se dire qu'on est plus fort que les autres, qu'on arrêtera avant que ce soit la dépendance qui nous l'en empêche, mais arrêter de fumer ne se résume pas à arrêter la substance, durant nos années défonce, on se construit un univers qui est en relation constante avec le hasch, notre réseau d'amis,la musique que l'on écoute, les habitudes qui viennent très vite : le joint avant de dormir.
On adapte sa vie par rapport à la substance, on ne la vie qu'à travers elle (biensur je parle pour les gens qui sont dans mon cas). Alors arrêter de fumer constitue un changement radical dans notre petite vie tranquille de fumeur. Si on se défonce c'est avant tout parce qu'on ne trouve rien de mieux à faire, qu'on à du temps à perdre, et c'est aussi la que s'instaure le cercle vicieux. Comme le disait Beaudelaire "Ce que le haschich te donne d'un côté, il te le retire de l'autre. Ainsi il donne le pouvoir de l'imagination, mais te prive du pouvoir d'en profiter". |
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